Moteurs de recherche : les alternatives à Google

Chaque requête sur le moteur de recherche Google produit 7 g de C02 du fait de l’immense quantité d’énergie consommée par ses quelque 500.000 serveurs. Résultat : en France, sur la base de 45,8 millions d’internautes en mai 2017, soit 87 % des Français (chiffres Médiametrie), les émissions de gaz à effet de serre liées à cet usage de recherche représenteraient plus de 450.000 tonnes équivalent CO2… Et c’est sans compter le fait qu’il faille stocker toutes les données qui circulent… Les datacenters, fonctionnant vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sont des gouffres énergétiques qui doivent être refroidis en permanence.

Mais comment on fait sans Google ? Hé bien malheureusement, on ne peut pas faire sans Google, on ne va pas vous mentir. A moins de changer drastiquement de mode de vie, ce qu’on ne va pas pouvoir faire d’un coup d’un seul, en ce mercredi matin. Mais on peut déjà changer de moteur de recherche. Cela, on peut le faire très facilement, on peut le faire dans la journée, et le peu que l’on puisse faire, il faut le faire, comme le disait Théodore Monod.

On peut ainsi utiliser Ecosia. Elaboré par une start-up berlinoise, il utilise une partie de ses revenus pour planter des arbres. Explications : comme tous les moteurs de recherche, Ecosia possède des liens publicitaires (EcoAds et EcoLinks) permettant d’obtenir des revenus pour chaque clic ou un pourcentage lors d’un achat sur un site partenaire. 80 % des bénéfices sont utilisés pour le soutien d’actions de reforestation au Pérou, en Indonésie, à Madagascar et au Burkina Faso… Soit l’équivalent de 2.000 euros par jour destinés aux arbres. Et pour neutraliser les émissions de CO2 causées par les recherches de ses utilisateurs, Ecosia fait appel à Myclimate possédant un programme de compensation de carbone. À ce jour, Ecosia compte plus de 3 millions d’utilisateurs et a permis de replanter plus de 6,7 millions d’arbres.

Autre possibilité : Lilo. Ce un moteur de recherche français reverse 50% de ses revenus à des projets sociaux et environnementaux. Le principe est le même que pour ecosia : à chaque fois que l’on effectue une recherche, on gagne une goutte d’eau. Celle-ci représente l’argent que l’on génère grâce à l’affichage des liens commerciaux. Les gouttes d’eau collectées peuvent ensuite être redistribuées à l’association que l’on souhaite. Et contrairement à Google, Lilo empêche la collecte de nos données personnelles et désactive le tracking publicitaire.

Et puis il y a aussi Qwant : le navigateur européen Qwant, « 100 % protecteur de votre vie privée » en bannissant cookies et traçages publicitaires, , s’est engagé à s’alimenter exclusivement en énergies renouvelables via la signature d’un partenariat avec le groupe Akuo Energy.

Et il y a encore OpenStreetMaps pour remplacer GoogleMaps !

Et finalement, Framasoft offre de très belles alternatives aux manips que nous faisons tous les jours sur Google… Pour s’informer c’est par ici !

Alors, prêts à boycotter Google ?

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