Cible numéro 1 : Coca-Cola

Il y avait mille façons d’entamer ce boycott citoyen au long court. Mais n’ayons pas peur de commencer par le plus simple, le plus évident, les plus excitant : le boycott de Coca-Cola.

Certains, les déjà convaincus, les vraiment concernés et les rebelles de la terrasse, les déserteurs de fast foods, les repentis des petites bulles et les dandies du potager, vont soupirer : pour eux, c’est déjà fait depuis longtemps…
Et pourtant. La marque est une légende. Omniprésente sur tous les continents, répondant à l’appel dans toutes les épiceries de tous les villages de tous les pays. Elle est l’image même de la puissance et de la prospérité, et elle a toujours veillé à porter haut et fort des valeurs très très sympathiques, telles que la liberté, la coolitude et le fun. Première de la classe des entreprises florissantes, l’entreprise n’en est pas moins le pire cancre que l’école n’ait jamais vu passer… Si bien que lister toutes les raisons pour lesquelles Coca-Cola mériterait un boycott prendrait la journée. C’est le matin, on a une foultitude de trucs à faire, on ne vous en donnera que 5.

1/ Coca-Cola est un fanatique de plastique
Chaque seconde dans le monde, nous produisons 10 tonnes de plastique, et toutes les 2 secondes, 1 tonne finit dans les océans. Vous voulez l’entendre avec moins de chiffres ? En 2050 il pourrait y avoir plus de plastique que de poissons dans la mer, comme l’expliquait très récemment un reportage Cash investigation. C’est clair comme de l’eau de roche ? Beaucoup plus que du Coca-Cola en tout cas : l’entreprise participe activement à cette immense pollution, puisqu’elle produit… plus de 100 milliards de bouteilles en plastique chaque année. En bon cancre qu’elle est, elle n’a pas honte d’utiliser de plus en plus de plastique (on ne sait jamais, il pourrait en manquer pour les plages de notre continent de déchets) : selon Greenpeace, son utilisation aurait connu une hausse de 12 % entre 2008 et 2015 au royaume de Coca. Parallèlement, la proportion de bouteilles recyclées ne cesse de baisser, de 63 % en 2013 à 59 % en 2015… En dix ans, la proportion d’emballages jetables aurait progressé de 12 %. Bravo !

2/ Coca-Cola cultive le mensonge
La marque met en avant la possibilité d’un recyclage à l’infini du plastique ? C’est impossible, dans la mesure où la qualité du plastique se dégrade au fil du processus de recyclage… Il en faut donc toujours plus pour produire la matière finale. Autrement dit, l’intérêt de Coca-Cola est d’encourager la consommation de plastique afin de disposer de plus de plastique recyclé… Génial !
Envidemment, la marque se targue, sans rougir ni rien, d’avoir une vraie volonté de réduction des déchets. Mais alors que son objectif était d’intégrer 25 % de plastique recyclé dans ses bouteilles en 2015, le compteur n’est qu’à 7 % en 2018. Grâce à la fuite de courriers internes de Coca-Cola, nous savons désormais qu’en 2016, l’entreprise comptait parmi ses priorités le fait de se battre contre toutes les réglementations qui pourraient être prises en Europe pour augmenter le taux de collecte et de recyclage. Coca-Cola avait également pour but de se dresser contre toutes les propositions de systèmes de consigne…  Merci bien !

3/ Coca-Cola pille les ressources en eau des populations
La consommation annuelle d’eau de Coca-Cola est estimée à plus de 300 milliards de litres tous continents confondus. Vous voulez voir en temps réel ? Allez donc faire un petit tour sur ConsoGlobe, attention ça pique yeux… La fabrication d’un litre de Coca-Cola nécessite six litres d’eau, et 6 litres d’eau, ce n’est pas rien dans certains pays. Un exemple ? Selon Reporterre, le Mexique compte 119 millions d’habitants… dont 12 millions n’ont pas d’accès à l’eau potable (dans le même temps, et c’est notable, le Mexique est le premier consommateur au monde de Coca-Cola, avec l’équivalent de 728 bouteilles de 25 cl par an et par habitant, contre 406 pour les Etats-Unis ou 149 pour la France). Dans ce pays où l’eau est rare, Coca-Cola a négocié 27 concessions pour pomper de l’eau, et 8 concessions pour rejeter ses eaux usées. La compagnie pompe ainsi plus de 100 millions de litres d’eau chaque année dans la province du Chiapas. Plusieurs associations ont dénoncé la catastrophe environnementale et humaine que représente l’usine. En Inde, mêmes problématiques d’eau, mêmes combats de la population, même stratégie de Coca-Cola : là-bas, c’est 1,5 millions de litres d’eau que la firme pompait chaque jour dans le Kerala, jusqu’à ce que le chef du gouvernement du Kerala ordonne la fermeture de l’usine d’embouteillage sur son sol après une mobilisation massive des citoyens. L’argument de Coca-Cola ? « Grâce à une utilisation plus efficace de l’eau dans ses usines et à la restitution des eaux usées – une fois traitées – vers les bassins hydrologiques et les municipalités, Coca-Cola est en mesure de renouveler un volume d’eau équivalent à celui qu’elle utilise dans ses boissons et leur production. » Autrement dit, Coca-Cola estime que rejeter des eaux usées préalablement traitées compense l’utilisation de l’eau pure des nappes phréatiques minéralisée naturellement. Mais bien sûr !

4/ Coca-Cola est une aberration pour notre corps
Soyons honnêtes : une boisson capable de décaper la carrosserie de nos voitures ne peut pas être un cadeau pour nos corps… Premièrement, une canette de 33 cl de Coca-Cola contient 35 grammes de sucre (soit 7 morceaux). Autant dire que si vous vous privez de votre demi-sucre au café, vous devriez changer de stratégie 😉 Vous buvez du Coca zéro ? Contenu dans les gammes light des sodas, l’aspartame serait, selon plusieurs études récentes, nocive pour la santé.
Dernière petite chose : l’acide phosphorique, qui donne au Coca-Cola son goût acide, présenterait des risques pour la santé pour les plus gros consommateurs de soda. A un taux élevé, l’acide phosphorique favorise l’apparition de calculs rénaux et entrave le fonctionnement des reins. Une étude américaine menée en 2008 auprès de 465 personnes chez qui une insuffisance rénale vient d’être diagnostiquée a constaté qu’à partir de deux verres de Coca-Cola par jour, le risque d’insuffisance rénale est multiplié par deux. Il en est de même avec le Coca light… A votre santé !

5/ Coca-Cola a le choix
Coca-Cola est riche… Très riche : 38 milliards d’euros de chiffre d’affaire annuel. Autrement dit, si l’entreprise avait ne serait-ce qu’un brin de volonté, un quelconque scrupule, un minimum de respect pour ses consommateurs, ou toute autre valeur digne de ce nom, elle POURRAIT faire un effort. Elle ne veut pas ? Obligeons-la ! Arrêtons, purement et simplement, de boire du Coca-Cola. Clairement, nous n’en mourrons pas. Nous nous en porterons même mieux, à vrai dire. Et si nous sommes suffisamment nombreux, très nombreux, exceptionnellement nombreux, outrageusement nombreux… Coca-Cola sera bien obligée de prendre quelques uns de ses milliards d’euros durement gagnés pour mettre son département R&D sur une stratégie un peu plus respectueuse de la nature et du vivant.

Convaincus ? Retrouvez ci-dessous une affichette et un macaron que vous pouvez télécharger, et placarder jusque dans les rayons des épiceries et supermarchés pour convaincre le plus grand nombre !

Accros au Coca ? Il existe des alternatives par ici, et une recette par là !

Rendez-vous demain pour découvrir le numéro 2 de notre liste noire…
Pour rejoindre le mouvement sur Facebook, c’est par ici ! 
Et la campagne de boycott en cours, c’est sur www.i-boycott.org !
Nous vous tiendrons au courant dans le cas où Coca-Cola reviendrait vers nous avec des points d’amélioration concrets !

N.B. : le boycott lancé aujourd’hui ne concerne que le Coca-Cola. D’autres produits de la firme seront ciblés par notre boycott ultérieurement, mais nous vous donnons d’ores et déjà la liste des marques de Coca-Cola Compagny qui participent aux pillages des ressources naturelles en eau de la planète, pour le cas où vous souhaiteriez prendre de l’avance :

  • Finley – Limonade
  • Coca-Cola – et tous ses dérivés
  • Fanta – et tous ses dérivés
  • Capri Sun
  • Powerade
  • Minute Maid
  • Hawaï Tropical
  • Ocean Spray
  • Nestea – thé glacé (en partenariat avec Nestlé)
  • Sprite – et tous ces dérivés
  • Monster Energy
  • Burn – Boisson énergisante
  • NALU Energizer – boisson énergisante
  • Chaudfontaine – Eau thermale

affiche coca

macaron coca

12 commentaires

  1. Simple remarque : Capri Sun n’appartient pas du tout à Coca Cola, elle est uniquement commercialisée et distribuée par Coca Cola, elle reste la propriété de la famille Wild, qui l’a créée en 1969 en Allemagne.

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