Macron parle, le Sénat agit : l’exil fiscal des plus fortunés devient encore plus facile… Paroles, paroles, paroles

À 19h, juste avant son discours, les Sénateurs approuvaient une mesure proposée par Emmanuel Macron au mois de mai dernier : l’allègement de l’exit tax. Cette disposition, qui permettait de taxer à hauteur de 30% les plus-values réalisées via la vente d’actions par des Français riches et domiciliés à l’étranger, a été très largement assouplie : jusque-là applicable pendant les quinze ans suivant le déménagement des citoyens concernés, elle ne l’est plus que pendant deux à cinq ans.

Autrement dit, pendant que Macron parle, le Sénat agit, en offrant aux Français les plus fortunés un cadeau fiscal d’exception, comme l’ont regretté les sénateurs de gauche, qui ont tenté de faire barrage à la mesure défendue par la secrétaire d’État Agnès Pannier-Runacher en déposant des amendements de suppression. En vain… Comme le dit Monique Pinçon-Charlot, « la fraude fiscale est une arme pour asservir le peuple »