Le système n’est pas un saint : fêtons nos morts, loin de la consommation

Aujourd’hui, c’est Halloween, et demain, c’est le 1er novembre.

Alors aujourd’hui, fêtons Halloween avec des déguisements fabriqués à la maison en utilisant des matières premières trouvées à la cave ou dans le grenier, et pas en achetant moultes bricoles et bidules oranges inutiles qui finiront dès demain à la cave ou au grenier.
Demain, pensons à nos Saints. Et après-demain, rendons hommage à nos morts en pensant à ce qu’ils ont fait de beau pendant leur vie, en célébrant leurs paroles, leurs rires, en nous souvenant de ce qu’ils ont mis de magnifique dans nos vie, et pas en achetant des fleurs artificielles en plastique qui finiront dans la nature au premier coup de vent.

Aujourd’hui, revenons aux bases. Amusons-nous à creuser dans une citrouille dont nous utiliserons la chair pour faire une soupe pour demain, en l’honneur de notre mamie chérie qui nous en servait le soir. Car demain et après-demain, notre mois de novembre commencera avec les journées sans achat du Boycott Citoyen.

Les 1er et 2 novembre, ne consommons rien.
Les multinationales entravent toute action climatique ambitieuse ? Le lobby du patronat minimise les efforts climatiques ? Les multinationales agro-alimentaires continuent à déforester à tout va ? L’ONU nous prévient que nous n’avons plus que deux ans pour réagir avant une menace existentielle ? Toutes ces infos nous alertent, nous dégoûtent, nous révoltent et nous attristent ? Montrons notre révolte et notre tristesse.
Puisque les pouvoirs publics et les lobbies n’ont que faire de nos Marches pour le climat et de notre inquiétude grandissante, puisqu’ils le montrent bien en votant contre l’interdiction du glyphosate et en nommant l’ex-directrice de la communication de Danone secrétaire d’Etat à l’environnement, puisque nos dirigeants n’ont rien de plus urgent à faire que dépenser 500.000 euros pour rénover la salle des fêtes de l’Elysée, et oser le faire savoir sans rougir à l’heure où plus d’une personne sur cinq (21%) admet avoir du mal à faire trois repas par jour, puisque ceux qui nous gouvernent nous ignorent en tant que citoyens, nous allons les ignorer en tant que consommateurs.
Car en tant qu’humains, en tant que citoyens, en tant que consommateurs, nous avons le pouvoir d’agir… Et nous allons le prendre;

Et même si nous ne sommes que quelques centaines de milliers, même si cette journée sans achat ne devait avoir aucune conséquence immédiate sur le chiffre d’affaires de ces entreprises qui se foutent de l’humanité tout entière, n’achetons rien de rien. Ne serait-ce que pour le panache. Pour le refus de rester impuissant face aux enjeux colossaux qui nous attendent, minuscule face aux mastodontes de la surconsommation, silencieux face aux sirènes de la croissance à tout prix. Et puis aussi, parce qu’on aime Margaret Mead. Elle dit : « ne doutez jamais qu’un petit groupe d’individus conscients et engagés puisse changer le monde. C’est même de cette faon que cela s’est toujours produit ».

Ne doutons pas.

Demain, célébrons nos morts.
Et vendredi, ayons le sourire en privant nos dirigeants, les lobbies et les groupes industriels de leurs consommateurs.
44125425_554789001642388_2643319158258794496_oAvant de partir au travail, ayons un sourire au moment de nous préparer un sandwich, un tupperware avec les restes du pot-au-feu d’hier ou ce qui fera plaisir à nos papilles, au moment où n’irons pas nous chercher un truc sur-emballé dans une chaîne de boulangerie industrielle. Ayons un sourire au moment de dire non à un gobelet en plastique, à une paille en plastique, à des couverts en plastique, à un sac en plastique, à tous ces objets qui, c’est bien certain, finiront un jour ou l’autre en micro-particules dans l’océan et dans le ventre des poissons qui y vivent. Ayons le sourire au moment où nous ne retirerons pas d’argent, où nous ne commanderons rien sur Amazon, où nous n’effectuerons aucun mouvement sur notre compte en banque… Ayons le sourire parce que nous serons les consommateurs les plus inexistants qu’il soit possible d’être. Les plus silencieux. Les plus avares. Et les plus souriants…

Les petits commerçants ? Les boutiques éthiques ? Les magasins de vrac ? Les petits producteurs ? Le petit kiosque du quartier ? Le bistro du coin ? Ils ne perdront pas au change. Dès samedi, nous retournerons les voir, et nous tâcherons d’y emmener avec nous des habitués de grande surface, que nous aurons su convaincre de notre pouvoir de consommateurs. Le choix des armes ? Il est vaste : des tas d’initiatives existent, se lancent, éclosent : nous n’avons qu’à les découvrir, et les adopter. Nous pensons manquer de temps ? Nous cherchons tellement à en gagner au quotidien qu’il doit bien nous en rester un peu pour le prendre enfin. Il est là.

Les 1er et 2 novembre, n’achetons rien.
Chiche ?

 

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