Nathalie, boycotteuse citoyenne : « collectivement, en tant que consommateurs et citoyens, nous avons un pouvoir et nous nous devons de l’utiliser ! »

Nathalie a 38 ans. Professeure des écoles dans l’Yonne, elle a relevé le défi de Boycott Citoyen, et en parle autour d’elle pour convertir son entourage.

Quel a été votre déclic en tant que citoyenne ?
Cela fait longtemps que je suis sensibilisée. J’avais 25 ans, je crois, quand j’ai regardé un reportage d’Envoyé Spécial sur Coca-Cola et la manière dont l’entreprise pompe l’eau des pays pauvres. Cela m’a fait un choc, j’ai réalisé que Coca-Cola, ce n’était pas que le soda, mais une quantité effroyable de marques ! J’ai pris conscience du poids que font peser quelques grosses entreprises sur l’environnement, et peu à peu, j’ai commencé à changer mes habitudes. Aujourd’hui, en tant que Professeure des écoles, j’ai à cœur de sensibiliser mes élèves… qui sont en maternelle ! J’aborde les sujets simplement, j’explique les alternatives… Et quand une maman rapporte une bouteille de Coca-Cola à l’école pour une fête, je refuse en expliquant pourquoi !

Comment avez-vous découvert Boycott Citoyen ?
C’est une amie qui m’a fait découvrir le mouvement sur Facebook. J’ai trouvé que cela correspondait bien à mes convictions, et cela me motive de relever les défis proposés. Dans la plupart des cas, je boycotte déjà les marques ciblées… Mais pas toujours : suite à la publication de l’article sur Engie, je me suis fixée comme objectif de changer de fournisseur d’électricité ce mois-ci ! Par ailleurs, les articles m’apportent des informations précieuses. Par exemple, je ne savais pas que Nestlé possédait en partie des marques cosmétiques comme l’Oréal ! Et quand j’ai annoncé à mon conjoint que Les Deux Vaches, marque qu’il affectionne particulièrement, appartenait à Danone, il a eu du mal à me croire ! Outre les compléments d’info que cela me procure, le Boycott Citoyen permet de renvoyer à quelque chose de tangible dans les discussions, de donner des arguments à mes interlocuteurs… De fait, on a parfois l’impression d’être minoritaire, et on peut se sentir isolé dans ses choix de consommation responsable… On se demande parfois à quoi ça sert, de boycotter McDonald’s tout seule dans son coin ! Avec des initiatives comme le Boycott Citoyen, on réalise que ce n’est pas le cas : collectivement, en tant que consommateurs et citoyens, nous avons un pouvoir et nous nous devons de l’utiliser ! C’est rassurant de voir que l’on détient les moyens d’agir, collectivement.

Que voudriez-vous dire aux consommateurs qui hésitent ?
Je suis persuadée que notre bulletin de vote, c’est avant tout notre portefeuille. Cela peut faire peur à certains, de changer leurs habitudes de consommation. J’ai envie de leur dire que ce n’est pas si compliqué. Certes, au début, on ne sait pas où aller, on n’a pas de repères… mais avec Internet, c’est facile de se renseigner, et une fois qu’on a mis un pied dedans, cela devient très naturel ! D’autres personnes pensent qu’ils n’ont pas les moyens de consommer mieux, et là encore, c’est juste une impression. Depuis l’épisode du Rana Plaza, je n’achète plus de vêtement chez H&M et autres enseignes de fast fashion, mais je ne dépense pas plus pour autant : je privilégie les vêtements de deuxième main, en allant sur le Bon Coin, dans des vide-greniers, des bourses aux vêtements, des vide-dressings… Il y a toujours de quoi se faire plaisir !

 

1 commentaire

  1. Bravo, je commence également à boycotter les grandes surfaces quand c’est possible, ne plus dépenser sur le superflu, pareil pour les vêtements et j’envisage de faire ma propre lessive,j’ai mon poulailler, et je fais très attention à ma consommation d’électricité. Il y a encore beaucoup de choses à faire mais je remarque que les publicités (qui ne sont que le reflet des marques qui ont un chiffre d’affaire en baisse) se font de plus en plus agressives. Je refuse les pubs dans ma boite aux lettres.On peut aller encore beaucoup plus loin! Là où je pêche encore c’est pour cultiver mon jardin et viser l’auto-suffisance alimentaire. Merci à vous, c’est encourageant de savoir qu’on n’est pas tout seuls. A chacun sa petite part de colibri, on peut vraiment faire changer les choses. Marie

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